Se réveiller avec des débris de cauchemars derrière les paupières. Se lever en s’attachant à poser d’abord le pied droit, malgré tout. Se faire couler un café chaud. Découvrir un ciel tendre et sans nuage à travers la fenêtre. Deviner le soleil qui se prélasse encore derrière les montagnes.

Prendre une douche. Sourire à son reflet dans le miroir de la salle de bain. Chausser ses baskets et claquer (tout doucement) la porte de l’appartement. Prendre soin de ne pas réveiller les voisins qui profitent de leurs dernières grasses matinées avant la rentrée. Profiter du plaisir d’être déjà en train de vivre alors que d’autres dorment encore.

Rejoindre les bords du lac. Contempler. S’émerveiller encore. Dire merci (à qui ? à quoi ? peu importe !), « merci de m’avoir déposée là plutôt que n’importe où ailleurs ».  Se mettre à courir. Respirer, souffler, transpirer, sentir ses muscles se tendre et les battements de son coeur s’accélérer.

Puis relâcher. Trouver un endroit à l’abri. Un ponton isolé, loin des sportifs qui commencent à conquérir la piste cyclable. S’étirer.

Et regarder le soleil se lever.

Comme un matin d’été à Annecy ♡

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« A Annecy, j’étais dans l’ivresse »

Jean-Jacques Rousseau

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